Bénéfice du dépistage du cancer de la prostate remis en question ? Les chercheurs appellent à lutter contre le surdiagnostic
Alors, comment expliquer cette différence ? Selon les auteurs, la hausse du nombre de diagnostics de cancer de la prostate au milieu des années 2000 peut être mise en parallèle avec la mise en œuvre du test PSA (antigène prostatique spécifique) quand il est réalisé de manière non réglementée et opportuniste. Il s’agit d’un test de dépistage qui se réalise via une prise de sang. Il permet de “mesurer le taux de PSA dans le sang. Le PSA est une protéine produite par la prostate, présente normalement en faible quantité dans le sang”, détaille l’Assurance maladie.
Mais “le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré”, ajoute l’Institut National du Cancer (INCa) qui précise “qu’il n’est pas certain que ce dépistage permette d’éviter des décès liés au cancer de la prostate”. Si ce test n’est pas recommandé si une personne ne présente pas de symptômes, les chercheurs constatent que “les tests PSA non réglementés et opportunistes sont encore courants en Europe”.