Une silhouette menue et silencieuse, perdue au coin d’une rue, a éveillé l’inquiétude des riverains. Son récit troublant, murmuré aux forces de l’ordre, allait révéler une réalité bien plus complexe que sa simple présence ne le laissait paraître.
Les passants s’immobilisent, intrigués. Un homme tend une gourde d’eau, une femme compose un numéro sur son mobile. La fillette, impassible, garde les yeux fixés au loin. Son attitude suggère une attente, mais l’objet de cette patience reste un mystère complet.
Le déclic d’une confidence

Après un silence qui semble s’éterniser, une voix cristalline brise enfin l’attente. Dans un souffle à peine audible, elle confie :
— On m’a demandé de m’en aller…ghn
Une onde de perplexité parcourt le petit groupe. « Qui t’a dit cela ? », questionne-t-on avec douceur. Sans répondre, elle esquisse un geste précis de la main en direction d’une habitation située plus loin. Une demeure ordinaire, d’apparence paisible, presque trop calme.
L’arrivée d’un agent de police, alerté par une résidente, marque un tournant. Se mettant à sa hauteur, il engage la conversation avec calme. Les paroles de l’enfant apportent alors un éclairage partiel : un vacarme soudain, puis une injunction vocale lui ordonnant de quitter les lieux. Aucune terreur dans son ton, simplement une forme de lucidité déconcertante pour une enfant de son âge.